Présentation de l'axe Dépendance

De 2008 à 2015, chaque année devait être “l’année de la dépendance”. Aucune ne l’a été mais l’enjeu de la perte d’autonomie n’a pas pour autant disparu. Bien au contraire, en 2011 son coût s’évaluait à 1,41 point de PIB et concernait plus d’un million de personnes. Selon les projections de la DREES et de l’INSEE, ce coût devrait passer de 27 à près de 40 milliards d’euros d’ici 2040. Il est également prévu que le nombre de personnes touchées par la perte d’autonomie atteigne 2 millions, soit le double d’aujourd’hui.

            Mais pour saisir la problématique posée par la perte d’autonomie dans sa totalité, il ne suffit pas de recenser ces quelques statistiques. En effet, les deux thématiques majeures sous-jacentes à la dépendance, sont le « reste à charge » et les aidants. D’une part, les aides combinées de l’effort public ne suffisent pas à couvrir toutes les dépenses liées à la perte d’autonomie, ce qui implique que certaines familles supportent des charges trop importantes pour subvenir à une situation déjà difficile. D’autre part, une trop large partie (la moitié) des 8 millions d’aidants familiaux cumulent emploi et aide envers un proche. Les entreprises sont dorénavant confrontées à ce problème, au malaise social qu’il engendre et à la baisse de productivité d’aidants tiraillés entre leurs diverses contraintes.

            La Chaire TDTE propose de mettre en place une solution pour remédier à ces projections pessimistes en instaurant une assurance publique-privée contre la dépendance. Cette proposition doit pallier la thématique des aidants tout en assurant le financement de la perte d’autonomie sans reste à charge. L’élaboration d’un modèle MECCAD (Modèle d’Evaluation Comptable du Coût de l’Assurance Dépendance) permet d’optimiser l’âge de souscription à une assurance dépendance ainsi que son montant, et ce, en fonction des évolutions de la perte d’autonomie d’ici 2040. En parallèle, des travaux sont menés sur les politiques publics et entrepreneuriales pour subvenir aux besoins des aidants. Notamment, la Chaire estime les coût d’une caisse de congés spécifique pour les aidants en activité.