Présentation de l'axe "Compétences des séniors"

La société du vieillissement pose de nouvelles problématiques pour les séniors : avec une durée de vie active plus longue, comment appréhender une nouvelle approche du temps de travail et de la vie professionnelle ? Comment valoriser les compétences des séniors une fois rentrés dans la vie inactive ?

En effet, avec le report de l’âge de départ à la retraite, une nouvelle approche au temps de travail se déligne. Dans la perspective d’une vie active plus longue, il est en effet prépondérant de repenser à la satisfaction au travail qui favorise la productivité des travailleurs (Levasseur 2015a). Un rôle de premier rang doit alors être joué par la formation tout au long de la vie, particulièrement celle diplômante. Il a été démontré que la baisse de productivité des travailleurs seniors est moins important lorsque le niveau d’éducation est élevé (Crépon et al. 2016). Depuis le lancement de la chaire, les travaux de la Chaire TDTE se sont intéressés à la mobilité professionnelle des séniors et à la possibilité de donner aux individus du temps pour soi pour se réorienter et améliorer leurs compétences et leurs connaissances, (dispositifs « Une Année de Formation Universelle » (AFU) (Lorenzi, Villemeur, Xuan, 2016) ; Lorenzi, Xuan (sous la direction de), 2013).

La Chaire TDTE souhaite aujourd’hui promouvoir les compétences des séniors à travers les « activités socialisées », concept développé par la Chaire pour désigner toute activité « un peu contraignante, d’intérêt général et pas forcément rémunérée ». Les séniors sont une source de compétences, de connaissances et de sagesse utiles à l’économie d’un pays. Il est donc dans l’intérêt de la société de mettre à profit ce savoir en promouvant la notion de « vieillissement actif ». Dans cet objectif, la Chaire s’attelle à de nouveaux travaux pour comprendre les liens entre pratique d’activités socialisées et bien-être des séniors, et cherche à dresser un état des lieux des compétences des séniors.

 

In an aging society, life expectancy increases, as well as the length of an active and inactive life. How should we conceive a new approach to time at work ?

This fact must be taken into account, as the literature reveals that satisfaction at work has a serious impact on workers’ productivity and that human capital can compensate for loss of cognitive skills (Levasseur, 2015a). Lifelong education must thus play an important role, particularly when it leads to a diploma. It has been demonstrated that lower productivity in senior workers is less of an issue the higher the level of education (Crépon et. al., 2016). Since the launch of the Chaire, TDTE has focused its work on the opportunity to give people time to themselves to reorient their careers and improve their skills and knowledge using the AFU program (a year of universal education) (Lorenzi, Villemeur, Xuan, 2016; Lorenzi, Xuan (under the direction of), 2013).

With life expectancy increases, a new question arises: How should we promote time retired? How skills acquired during life will benefit to society when retired? The Chaire TDTE promotes the use of retirees’ competencies through “social involvement of seniors”. Indeed, seniors are a source of skills, knowledge and wisdom useful to the society through active ageing. For these reasons, the Chaire TDTE launched new studies related to social involvement of seniors and competencies useful for “social activities” when retired.